Canada

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Au début des années 80, la Calypso remonte le fleuve SaintLaurent jusqu'aux Grands Lacs. Si la nature croisée est grandiose. elle est aussi parfois saccagée: les baleines à bosse sont prisonnières des filets , les bélougas souffrent de la pollution ... Mais en jouant à cache-cache avec les baleines bleues et en filmant la naissance des bébés phoques. l'Equipe Cousteau fait redécouvrir au monde entier la beauté du Canada profond.

Le commandant est invité par les Indiens Montagnais du Québec qui n'ont même plus le droit de pêcher dans leurs rivières ancestrales. Comme tous les natifs de l'Amérique du Nord, écologiques avant l'heure , ils ont été privés de leurs terres et de
leur conception du monde.

Au cours d'une plongée mémorable en soucoupe plongeante dans le fjord du Saguenay, l'équipe découvre une "lentille" d'eau de mer parfaitement pure , cachée sous quinze mètres d'eau douce couleur "chocolat". A travers les hublots , on peut même voir des millions de petites méduses, comme autant de flocons de neiges, preuves qu'il s'agit bien d'eau de mer. Voilà qui explique la présence des bélougas et des baleines bleues dans
une rivière située aussi loin du grand large: au fond du fjord palpite une vie marine abondante.

Mais les hommes de la Calypso ne s'arrêtent pas là : exploration d'épaves, des chutes du Niagara ; certains jours , le bateau est recouvert de plus de 10 centimètres de glaces. Mais rien n'arrête l'odyssée du commandant Cousteau , la Calypso passe et ramène des images admirables d'une des expéditions les plus périlleuses qu'elle ait entreprise.

En 1999, 20 ans après sa grande soeur la Calypso, l'Alcyone se retrouve sur les eaux du Saint Laurent. Utilisant ses turbovoiles, elle a remonté ce grand fleuve jusqu'au coeur du continent Nord Américain.

Les eaux du Golfe du St Laurent sont très forides mais présentent une quantité extraordinaire de nutriments et de planctons. C'est là que les Baleines se rassemblent. Leur arrivée est annoncé de très loin par des grands jets d'eau visibles à l'horizon depuis le pont de l'Alcyone.

En un instant, l'équipe de plongée est sur un Zodiac en direction des Baleines. Les yeux sont rivés sur le dernier endoit où les baleines ont été aperçues. Bernard Delemotte, le chef d'expédition, se dirige tranquillement vers ce qui semble être aux plongeurs un lieu imaginaire. Puis soudain, un son éclate et l'immense tête d'une baleine perce la surface tout près du bateau. Puis, à moins de 2 mètres, une seconde explosion d'eau, puis une troisième, et une quatrième. Ce son des Rorquals Communs qui viennent se mêler aux belugas qui peuplent ces eaux riches en nutriments.

Soudain, une baleine glisse sous le petit bateau de l'équipe pendant que 4 à 5 autres l'encerclent. Des douzaines de de baleines cernent les plongeurs, beaucop plus que ce que l'on aurait pu imaginer.

Bernard Delemotte est très surpris. Quand il était venu la première fois avec la Calypso en 1980, il y avait beaucoup moins de baleines. Les colonies de belugas n'étaient alors que les vestiges d'une d'une population estimée avoir atteint jusqu'à 5000 individus au début du 20è siècle.

Toute pêche à la baleine a été interdite au Canada en 1973, mais les colonies de belugas avait continué à décliner pour atteindre quelques centaines lors de la première expédition Cousteau. Les organisations environnementale canadiennes ont fait pression pour améliorer la protection des belugas et autres cétacés, en encourageant l'établissement d'une réserve et d'une industrie d'observation des baleines afin de générer des fonds pour la conservation.

L'équipe Cousteau et les Canadiens, se réjouirent ensemble du nouveau statut des baleines et se sont permis d'espérer un avenir encore meilleur.