Expéditions / Cap Horn
Cap Horn
Cap Horn
Le lieu a fait trembler des générations de marins. Le Cap Horn, pour tous les bateaux à vent, c'est l'ultime épreuve : en 1985, Cousteau décide qu'Alcyone doit passer ce point et prouver sa solidité. Le test est une totale réussite , le bateau passe quarante-six fois dans la journée devant les dernières montagnes des Andes. Pourtant, le Pacifique Sud est fidèle à sa réputation.
L'Alcyone commence l'aventure par un calme trompeur, l'île Horn est visible. Une situation exceptionnelle dont l'équipage profite un instant. Aujourd'hui, passer le Cap Horn n'est plus un exploit comme au temps de la marine en bois. Avec les cartes et les radars, chaque écueil peut être évité. Mais son passage reste un symbole car des milliers de marins ont péri dans ces eaux.
Le soir, le temps change : le vent se lève, les nuages resserrent les rangs et le lendemain, le temps est variable, entrecoupé d'averses et de rayons de soleil. Parfois la pluie devient grêle , puis tout s'arrète avant qu'éclate la tempête , l'Alcyone est ballottée par un vent de 60 noeuds.
L'île Horn et les îlots alentours ne cessent d'émerveiller l'équipage de l'Alcyone. Les hommes plongent et replongent pour observer les brachiopodes, les myxines et les crabes royaux, parmi les créatures les plus primitives. Le Cap, à la sinistre réputation, possède des joyaux à découvrir. En 1986, le film Cap Horn : les Eaux du vent racontent cette épopée de l'Equipe Cousteau.
