Une étude s'intéresse au boom de la population de Baleine de Minke Antarctique

27 janvier 2010

Une étude génétique a permis de déterminer le nombre de baleines de Minke avant la chasse industrielle démontrant ainsi que l'abondance actuelle de la population n'est pas un phénomène inhabituel. Lors des discussions en cours concernant la gestion des baleines, il a été suggéré que la pêche industrielle ciblant les plus grands spécimens, aurait conduit à une explosion du nombre des petits spécimens, empêchant le rétablissement d'autres espèces. Cette nouvelle étude démontre la non validité de l'argument selon lequel il faudrait tuer des baleines de Minke afin de sauver des baleines bleues et à bosse ou les rorquals boréals et communs.

Ayant travaillé avec 52 échantillons de viande de baleines de minke acheté sur les marchés japonais, l'équipe scientifique a utilisé la génétique pour estimer la population de baleine de minke à long terme à 670 000 individus. Cette abondance est cohérente avec les récentes estimations issues des suivis visuels menés sous la supervision de la Commission Baleinière Internationale et montrant ainsi que la population actuelle n'est pas artificiellement élevée. L'étude permet donc d'émettre des doutes sur l'hypothèse selon laquelle le massacre industriel d'environs 2 millions de baleines dans l'océan Austral aurait conduit à une surabondance de krill ayant permis un développement du nombre de baleine de minke qui empêcherait le rétablissement d'autres espèces de baleines sur exploitées.

Il est possible que la perte des top-prédateurs du krill n'ait pas affecté la population de baleine de minke à cause du simple nombre de krill. De plus, les baleines d'espèces différentes pourraient ne pas utiliser les mêmes types de krill; il est possible qu'elles se nourrissent sur différentes tailles de krill et à des profondeurs différentes. Aussi, il se pourrait que le nombre de baleines de minke ait été anormalement bas juste avant la période de chasse, et un surplus de krill leur aurait ensuite permis de se rétablir jusqu'à leur abondance moyenne à long terme, bien que les chercheurs en charge indiquent que "les données ne suggèrent pas que ce soit le cas.".

 

Devenez Membre Cousteau