Infos / Pour protéger les océans et les peuples qui en dépendent, nous DEVONS stabiliser la concentration de CO2 autour de 350 ppm!
Pour protéger les océans et les peuples qui en dépendent, nous DEVONS stabiliser la concentration de CO2 autour de 350 ppm!
17 décembre 2009
Communiqué de presse - Cousteau
Les mers et les océans couvrent 70% de la surface de la Terre et ils sont essentiels pour la vie: ils produisent de l'oxygène, absorbent le CO2 et régulent le climat et la température. 60 % de l'humanité vit à moins de 60 km d'une côte. Depuis 1750, 30 à 50% des émissions mondiales de CO2 ont été absorbées par les océans. Cela a contribué à ralentir le changement climatique, mais a également conduit a un changement inquiétant dans la chimie de l'eau de mer: son acidification. L'acidité a augmenté de 30% depuis la révolution industrielle, et augmentera de 150% d'ici 2050 si nous ne réagissons pas. Ce serait une évolution 100 fois plus rapide que n'importe lequel des changements qui se sont produits au cours des 20 derniers millions d'années, laissant très peu de chances d'adaptation aux systèmes biologiques. Beaucoup d'espèces marines comme les ptéropodes planctoniques, qui constituent la base de nombreuses chaînes alimentaires, mais également les coraux, pourraient disparaître. Ce serait une catastrophe entraînant de graves répercussions sur l'ensemble des écosystèmes et les ressources qu’ils nous fournissent.
Les écosystèmes marins sont d'importants puits de carbone et sont confrontés à de profonds impacts. Le changement climatique provoque l'élévation du niveau de la mer, une intensité accrue des tempêtes, une augmentation de l'acidité, ainsi qu'une sévère modification des habitats et un recul des côtes. Malgré tout, contrairement aux forêts par exemple, les océans sont gravement sous représentés dans les négociations sur le changement climatique de Copenhague. Pourtant de graves répercussions pour les communautés côtières vulnérables sont prévues, entraînant parfois des pertes en vies humaines, des dommages à l'infrastructure et à l'économie, etune migration des populations contraintes à s'installer ailleurs.
Pour protéger une grande partie de la diversité des océans, comprenant les écosystèmes essentiels tels que les récifs coralliens et les populations qui en dépendent, nous DEVONS stabiliser le CO2 dans l'atmosphère autour de 350 ppm. Plus nous resterons dans la zone de danger, au-dessus de 350, plus il est probable que nous serons témoins d'impacts irréversibles sur le climat. Pour être atteint, cet objectif difficile mais réalisable, nécessite une véritable révolution industrielle verte. Nous soutenons sans réserve la position des Petits Etats Insulaires (AOSIS) et les efforts du mouvement 350.org. Ils se battent courageusement à Copenhague pour que la limite des 1.5°C d’augmentation / 350 ppm de C02 soit la cible à atteindre. Les chances de succès sont faibles mais ils on été rejoints par plus de 100 pays, dont les 49 membres des Etats les Moins Développés (LDCs). L’espoir est donc permis….
Tarik CHEKCHAK, Directeur Science and Environment
The Cousteau Society / Equipe Cousteau
