La migration des oiseaux liée à la pression de prédation

26 janvier 2010

Les oiseaux marins parcourent des milliers de kilomètres jusqu'à leur site de reproduction dans le grand nord. Une étude récente montre que les coûts énergétiques d'une telle migration sont équilibrés par une plus forte survie dans ce paysage isolé et rude.

Les oiseaux qui nichent en Arctique se risquent à de longs vols depuis les régions où ils se nourrissent et s'exposent à des conditions extrêmes au cours du voyage et à leur arrivée. Les bénéfices possibles d'une telle migration sont une disponibilité plus grande de nourriture, moins de parasite et de prédation. Les chercheurs ont tenté de découvrir si la prédation au nid pouvait jouer un rôle clé.

Les chercheurs ont suivi pendant au moins deux étés 1 555 nids artificiels sur 7 sites de reproduction s'étendant sur plus de 30° de latitude. Comme prévu, la prédation au nid chute dans les plus hautes latitudes : pour chaque degré de latitude en plus, la prédation baisse de 3,6%, pour un total de moins 65% sur l'étendue totale de l'étude. Bien que le lien soit clair, les chercheurs indiquent que de plus nombreuses études sont nécessaires pour mieux comprendre l'écologie et l'évolution des migrations longue distance. L'Arctique se réchauffant sous l'influence de changement climatique naturel et anthropogénique, les implications pour ces "fuites" loin des prédateurs pourraient être sérieuses.